C h a n s o n n i e r , c r i e u r d e r o c k ' n ' r o l l , g u i t a r i s t e r y t h m i q u e d e j a z z s w i n g , e t b i e n d ' a u t r e s c a s q u e t t e s . . .
A r r i v é s u r T e r r e à T a v e l ( F r i b o u r g ) l e 1 1 a v r i l 1 9 4 0 , r e p a r t i d e L a u s a n n e l e 2 6 j a n v i e r 2 0 2 4 .
Mieux que le soleil à ma fenêtre le matin,
J’aime à mon éveil ta tête blonde sur mon coussin
Le soleil, après tout je m’en fous
Je m’en fous
Mieux que le ciel bleu qui apparaît entre les toits,
J’aime le gris-bleu de tes doux yeux, mon ciel à moi
Le ciel bleu, après tout je m’en fous
Je m’en fous
Plus que la chaleur de tout un été,
Ton sourire chauffe mon coeur
Et quand tu chantes, c’est le Valete *
De mes soucis, de mes crève-coeurs
Aux tapis mousseux des bois, aux fastueux divans,
Je préfère le creux de ton épaule et tes draps blancs
Tout le reste, après tout je m’en fous
Je m’en fous
Peut-être me trouverez-vous banal,
mais peut-on l’être quand on aime?
Et d’ailleurs, votre avis m’est bien égal,
Puisque j’aime, et qu’on m’aime de même que j’aime
Qu’on m’aime
Que j’aime
Que j’aime
* Se prononce « Valété »
Le Valete (en latin « Portez-vous bien ») est, au Collège St-Michel de Fribourg,
la fête de fin d'année scolaire.
Voilà, le train est parti, la gare se vide
Plus seul que n’importe qui, et la joue humide
Je marche vers la sortie
Là, je rencontre Simon, il est encore ivre
Et tous les deux nous allons, plutôt las de vivre
Nous taire au café breton
Et puis je rentre chez moi, où les fleurs se fanent,
Où le lit défait est froid, où mon coeur se tanne,
Où je me sens à l’étroit
Pourtant, entre ces murs blancs, il faisait bon vivre
Faisait bon y vivre au temps / où fondait le givre
Au soleil de tes vingt ans
Quand on a dans sa maison / le soleil de mai
Faut pas perdre la raison / pour un feu follet
Qui danse sur le gazon
Le coeur brisé tu partis, un certain dimanche
Et chaque dimanche depuis, est-ce ta revanche ?
Ton départ, je le revis
Le train est parti, la gare se vide
Plus seul que n’importe qui, et la joue humide
Je marche vers la sortie
Dans la nuit / lourde comme le parfum de Lili, ma copine de Melun,
La ville s’endort
Un gros chat aux yeux multicolores ronronne et s’étire, paresseux
En clignant des yeux
Dans la ville, il y a une place, une foule de maisons qui s’entassent
Autour d’une fontaine
Un homme qui n’a pas bu que de l’eau / tient à son ombre de longs propos
Et la rue l’emmène
Sur la place avec son réverbère, avec sa fontaine et son banc vert,
Il ne reste qu’une flaque de lune / où s’est noyée / une fille brune
C’est Lili, ma copine de Melun, mais oui, je reconnais son parfum,
Le grain de sa peau
Lili, dont le coeur était si chaud / qu’elle aima sans doute une fois de trop
Une fois de trop
Dans la nuit / lourde comme le parfum de Lili, ma copine de Melun,
La ville s’endort
Le soleil est déjà bien haut, il fait flamboyer les rideaux
Les réveille-matin sont en grève
Tu dors encore tout contre moi, et je contemple ton minois
Et c’est bien mieux que tous les rêves
Dimanche matin, dimanche matin ah c’qu’on est bien, on a tout le temps
Ce serait tellement plus chouette s’il y en avait six sur sept
Et puis c’est le café au lit, le miel, les petits pains bien cuits
Et la première cigarette
Un bon curé, à la radio / dit « Mes frères on n’aime jamais trop »,
Alors on n’en fait qu’à sa tête
Dimanche matin, dimanche matin ah c’qu’on est bien, on a tout le temps
Ce serait tellement plus chouette s’il y en avait six sur sept
Et comme on est un p’tit peu las, et qu’il fait bon entre deux bras,
Le sommeil nous prend sous sa manche
On a oublié le poulet, mais après tout qu’est-c’que ça fait ?
Ça n’est pas tous les jours dimanche
Dimanche matin, dimanche matin ah c’qu’on est bien, on a tout le temps
Ce serait tellement plus chouette s’il y en avait six sur sept
Ce serait tellement plus chouette s’il y en avait six sur sept